Jean-Pierre Lesigne a bouclé son sac jeu 3 mai 2018

Lesigne 5

"Sur la route des Matelles"

"En la taverne où il tenait son  estat, ce troubadour à l'ancienne manière" a suivi les pas de son modèle, François Villon. Trinquefougasse qui s'appelait à l'époque le Jogging garde le souvenir de ces soirées merveilleuses qui ont eu lieu tous les vendredis pendant 2 ans, à la Jogguinette et que nous avions baptisées : "Sur la route des Matelles"

Et voilà, on ne le verra plus, on ne l'entendra plus...
Il n'était plus là pour nous depuis quelque temps, trop longtemps déjà, mais là... Les souvenirs remontent à flots.
Un personnage qu'on ne peut résumer à ses rencontres  furtives avec Brel, Trénet, Brassens et tant d'autres. Non, il a rencontré tant de gens simples avec qui il a partagé ce qu'il y a de plus beau sur cette terre : la poésie, l'amitié autour d'un verre de vin et, n'importe comment, on peut le dire et l'affirmer haut et fort, le "seul tort qu'il nous a fait, c'est d'être mort".
Son talent tenait du génie, et sa modestie, exemplaire.

Lesigne 9

Petit florilège


Viveurs de temps à contretemps Passeurs de vie à contrevie
...
Viveurs de jours à contrejours Ils trouveraient leur vie mortelle (Viveurs de temps à contretemps)


Il a vécu le temps où vivre était rêver
Quand rêver nourrissait lors des grandes famines (La caresse au chien)


"Sûrement que je mourrai avant que ma vie se termine..."   (Les peupliers du bout de l'île)

À qui tient le soleil j'en demande un reflet
Moi qui suis du pays d'où il fut exilé (Les peupliers du bout de l'île)


Auprès de ton sourire
Il fait si chaud au cœur
Il n'est de chose pire
Que de survivre ailleurs (Auprès de ton sourire)


On a la tronche comm' dix cahiers
Mais on n'utilise que les marges (Les caractères spécifiques de l'homme)


Tu dors ton souffle apaisé
Me distille un sourire
C'est un instant de paix
Mais j'ai mes souvenirs (La berceuse à Julie)


Ma démarche n’est pas légère
Plus vieux plus lourd l’âme moins fière
Vagabond des petits chemins
Je n’attends pas de grands destins (Mon sac)

Toute aventure est bonne à vivre
Dans le gros temps ou dans les livres
On n’est plus ni tocard ni crack
Lorsque nous bouclons notre sac (Mon sac)


Un livre touchant de Jacques Palliès dans lequel il relate l'histoire du Pet au Diable et de son fondateur avec lequel il entretint une relation quasi filiale. Conscient de la richesse et de la profondeur de l'œuvre du troubadour, il eut le souci de sauvegarder et d'essayer de transmettre le mieux possible cet héritage en péril car l'ordre et la rigueur n'étaient pas les premières qualités du poète.

On lui doit doit également un CD dédié à Jean-Pierre Lesigne dont vous pouvez écouter 4 morceaux ci-dessous.

Il reste quelques exemplaires de ce livre et du CD que vous pouvez vous procurer en téléphonant à Jacques Palliès, L'Acte Chanson : 04 67 41 42 84.

Lesigne Un cabaret en Languedoc 1
Lesigne Un cabaret en Languedoc 2
Lesigne CD

Mon sac

Mon sac encore une fois je te trimbale
Ce n’était qu’une longue escale
Un peu plus lourd un peu plus grand
Ce sac et mes deux instruments
Cordes et cuivre sous une aile
Par la poignée à la bretelle
Je transporte tout mon avoir
Un jour nanti demain trimard

Mon sac délaissant triant fol ou sage
Idéalisant mon bagage
Emportant juste ce qu’il faut
Hors l’indispensable tout est trop
Ma démarche n’est pas légère
Plus vieux plus lourd l’âme moins fière
Vagabond des petits chemins
Je n’attends pas de grands destins

Mon sac lueur bleue qui télévisionne
Abat-jour et feu qu’on tisonne
Inconfort regret ou remords
Il fait seul un peu trop dehors
Pour s’extirper de l’habitude
Alors qu’on a la peau moins rude
Il faut pouvoir situer l’espoir
Et garder le goût du départ

Mon sac je chante et joue je vis ma vie
Mais j’ai dessus la mer jolie
Comme le tambour de la chanson
A embarquer des cargaisons
Dans les flancs de ma goélette
Et tout dessus voiles et bonnettes
Per Gint mon frère mon copain
Nous devons aller voir plus loin

Mon sac plaise à dieu que rien ne me serve
De me trouver parfois en verve
Si j’ai payé ce que je dois
Mes conseils ne font pas le poids
Toute aventure est bonne à vivre
Dans le gros temps ou dans les livres
On n’est plus ni tocard ni crack
Lorsque nous bouclons notre sac

Viveurs de temps à contretemps

Viveurs de temps à contretemps
Passeurs de vie à contre-voie
Les éternels contrevenants
Aux constantes anomalies
Les déphaseurs de quotidien
Imposent un peu de leurs songes
Ils y contre-gagnent leur pain
quand l’uniformité vous ronge

Leurs pays c’est toujours ailleurs
Chaque départ est une aubaine
Ils ont du cœur à contre cœur
Des souvenirs à contre peine
Et s’ils sont repartis demain
D’autres vous diront leur voyage
Penchés au bord de leur destin
Ils seront vos rêveur sur gage

Ils ont cent visages cent voix
Vous les reconnaissez quand même
Ils font des adieux d’autrefois
De nouveaux bonjours en poèmes
Ils n’auront rien appris sur rien
Mais n’oublieront jamais grand chose
Des yeux à perle de chagrin
Roses quittes pour d’autres roses

Ne les prenez pas par la main
Ils vont trop loin ils vont trop vite
C’est dur de courir le chemin
Et de n’êtrte jamais en fuite
Si demain les mettait à court
De ciel et d’impressions nouvelles
Viveurs de jours à contrejours
Ils trouveraient leur vie mortelle

La caresse au chien

Une caresse à mon chien une caresse à mon chat
La bûche au feu de bois et je reprends la plume
Moi qui ne suis ni moins ni plus sage pour ça
J’écris sans grande joie et sans grande amertume

Il a vécu le temps où vivre était rêver
Quand rêver nourrissait lors des grandes famines
Nous étions les errants seigneurs de nos souliers
Barons du plat gousset et de grande débine

Nous avions des amis qui nous aimaient pour rien
Juste pour un refrain pour une chansonnette
Du nord ou du midi artistes ou gandins
Personnes pensant bien et puis grands malhonnêtes

Plus jamais je le crains libre nous ne serons
D’aller où semble bon d’exercer sa pratique
De mettre au lendemain ce que nous ne ferons
En mauvais tâcherons en puissants faméliques

Une caresse à mon chien une caresse à mon chat
La bûche au feu de bois et je reprends la plume
Moi qui ne suis ni moins ni plus sage pour ça
J’écris sans grande joie et sans grande amertume

Le Bistrot du Vin du lundi au Jogging

Pendant 2 ans également, autour des années 2000, tous les lundis, il y avait un bistrot du vin au Jogging : on recevait un ou deux vignerons qui faisaient déguster leurs cuvées et présentaient leur domaine. Et chaque semaine, Jean-Pierre faisait une chanson sur un air de Brassens ou autre. Cela se passait comme ça : je l'appelais au téléphone la semaine d'avant, je lui donnais les caractéristiques du vigneron, son terroir, le nom des ses cuvées... et Hop, c'était parti, en moins de deux, il m'envoyait la chanson bouclée que nous chantions en cœur le jour J !

Lesigne

Les crus du Pic Saint Loup
sur l’air de Les bancs publics de G. Brassens

Refrain
Pour déguster les très grands crus du Pic Saint Loup
Pic Saint Loup Pic Saint Loup
Bien sûr les dieux peuvent rester debout
Et nos femmes assises
Pour déguster les très grands crus du Pic Saint Loup
Pic Saint Loup Pic Saint Loup
Par respect et puis parce qu’ils nous grisent
Nous devons nous mettre à genoux

Moi j’en ai pris quelques belles
Dans mon antre aux Matelles
Taverne du Pet au diable
Ce fut plutôt bienfaisant médicalement parlant
médicalement parlant
C’est miracle c’est merveille
Car ces dives bouteilles
À l’honneur sur nos tables
Font jaillir des souvenirs en nous rajeunissant

....

Du côté des coteaux
sur l’air de « Pauvre Martin » de G. Brassens
pour le Bistrot du Vin de Pierre Clavel

Refrain
Sur les coteaux du Languedo
C’est mal vu de boire de l’eau

Bonne souche fils de son père
IL valorise le terroir (bis)
Et la coutume est son repère
Mais il innove et fait valoir

Blanc du matin pour la racaille
L’expérience le contredit (bis)
Moi j’ai dégusté la Cascaille
Et le rosé du Mescladis

Garrig’ Le Mas et Catalogne
Pour moi ces noms en disent long (bis)
Pourtant je suis pas un ivrogne
J’aime seulement ce qui est bon

Bien soigné au Mas de Périé
Mourvèdre Grenache et Syrah (bis)
Il ne nous reste plus qu’à trinquer
En chantant la Copa Santa

Merci Jean-Pierre !

Lesigne 1

Adieu lundi 7 mai 14h à Grammont

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